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Limagrain va investir 113 M€ supplémentaires sur son site d’Ennezat

L'entrepôt automatisé de Limagrain à Ennezat (Puy-de-Dôme) devrait entrer en service en septembre 2026, avec une capacité de 17 500 palettes.

En présence de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, jeudi 5 février, Limagrain a annoncé un investissement supplémentaire de 113 millions d’euros voué à moderniser son usine de semences située à Ennezat (Puy-de-Dôme).

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C’est un colosse de 25 mètres de haut que les équipes de Limagrain ont présenté à la ministre de l’Agriculture, jeudi 5 février, sur le site agro-industriel d’Ennezat (Puy-de-Dôme). Cet entrepôt automatisé est présenté comme « unique en Europe dans ces dimensions » : il pourra accueillir 17 500 palettes, soit 20 000 t de produits, dont majoritairement des semences de grandes cultures.

Sa particularité est le contrôle de l’atmosphère : il sera possible de piloter le taux d’oxygène dans les compartiments choisis. « Ce taux peut descendre à 0 % pour certains stocks et permettra d’éradiquer toute forme vivante sans traitement chimique », explique Damien Mercier, le responsable du programme industriel de Limagrain. Autre caractéristique : la zone de préparation de commande est dotée d’un système de plateformes qui chargera directement les palettes pour optimiser l’ergonomie du travail.

200 M€ d’investissement en tout

Ce magasin de stockage automatisé, qui entrera en service à l’automne 2026, a coûté 30 M€. Autre investissement (30 M€ également) : un projet de silo, actuellement en construction, qui accueillera 46 500 t de maïs destiné à l’alimentation humaine via la branche agroalimentaire du groupe. Cela s’ajoute aux 27 M€ communiqués en octobre dernier concernant l’agrandissement du moulin à blé et la construction d’une nouvelle ligne de production d’ingrédients. Au total, 87 M€ auront été injectés en 2025 pour cette première phase d’investissement.

Le président de Limagrain, Sébastien Vidal, a également annoncé que 113 M€ supplémentaires allaient être investis pour moderniser le site, mis en service au début des années 1970, qu’il qualifie de « vaisseau amiral du groupe ». En tout, pour adapter l’usine de semences d’Ennezat et « permettre une transformation industrielle vers une usine 4.0 », Limagrain devrait investir 200 M€ d’ici 2033.

« Une compétition géopolitique »

De son côté, la ministre Annie Genevard a félicité les dirigeants de l’entreprise qui ont trouvé, d’après elle, « la recette idéale de la reconquête de la souveraineté alimentaire ». Si Limagrain est le quatrième semencier mondial en termes de chiffre d’affaires, « il s’agit davantage d’une compétition géopolitique », selon son directeur général, Sébastien Chauffaut. « Quand le numéro 1 est plus américain qu’allemand (Bayer), le numéro 2 est américain (Corteva) et le numéro 3 est chinois (Syngenta), c’est bien d’avoir un acteur qui pèse dans la balance », a-t-il conclu.

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